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Quadruple assassinat dans la rue de la morgue de Cécile Duquenne

15 Juin
 

Les nécrophiles Anonymes, Quadruple assassinat dans la rue de la morgue Cécile Duquenne
>190 pages
Published April 20th 2012 by Voy[el]
Cover by Jérémie Fleury
Népomucène, préposé à la Morgue, mène une vie tranquille et nocturne en compagnie de Bob, vampire d’environ 150 ans d’âge. Lorsqu’il manque devenir la cinquième victime d’un mystérieux assassin, son ami de longue date mène l’enquête. L’immortel est certain qu’une autre créature surnaturelle a commis le massacre. Ainsi commencent les aventures des Nécrophiles anonymes.

 

Après Entrechats, Cécile Duquenne sort son second roman grâce aux éditions Voy[el] ! Premier tome de la série/saga ? « Les nécrophiles anonymes », « Quadruple assassinat dans la rue de la morgue » s’apparente à une novella. En résumé, c’est plus court qu’un roman.

Et je trouve que l’auteure a très bien réussi l’exercice. Ce n’est pas toujours facile de réaliser un roman construit et détaillé quand on a un frein… celui du nombre de mot.

On peut s’étonner d’avoir un narrateur, Népomucène [je ne savais pas que ce prénom était encore d’actualité XD], un peu sans saveur au premier abord. Il n’est pas sociable, n’a pas vraiment de vie à part son travail à la morgue, il n’est pas beau, n’est pas spécialement courageux et intrépide, qu’est-ce qui va faire qu’on va suivre son blabla quotidien sur sa vie de non-dépravé ?

Pourtant on s’attache, on découvre grâce à lui sa vie, son petit entourage un peu particulier et ses péripéties.

Son entourage compte un vampire, Robert Joachim Charles-Henry de Bruyère, communément appelé Bob avec qui Népo expérimente de nouvelles idées sur les corps que l’on apporte à la morgue. Un personnage haut en couleur et en répartie. Loin des vampires de jeunettes que l’on retrouve beaucoup maintenant, celui-ci aurait plus l’apparence, le côté dandy d’un Anne Rice. Le second ami est un taxidermiste, Edgar qui rêve d’empailler un loup-garou.

Des personnages atypiques, capable de boire une bière et d’être fans de Buffy… moi, je dis bravo.
J’ai ris (humour noir, référence culturel), j’adore les relations qu’entretiennent les personnages, j’ai apprécié le retournement de situation finale (j’aurais été très déçue s’il n’avait pas eu lieu), des autres personnages et de leur passé, une écriture fluide et bien d’autres…

Petit livre [par le nombre de pages] fantastique à mettre dans toutes les poches !

Entrechats de Cécile Duquenne

2 Juil

Découverte grâce à l’Anthologie « Sang et Or » (éditions du Petit Caveau), Cécile Duquenne m’avait convaincue avec sa nouvelle « Les deux orfèvres ».

Entrechats est son premier roman publié aux éditions Voy’[el].
Un premier pas chez eux pour moi. Je ne peux que les féliciter d’avoir choisi Magali Villeneuve pour l’illustration de la couverture ! La seule chose choquante dans l’apparence est le logo blanc de l’éditeur sur la tranche du livre et peut être, un peu la 4
ième de couverture qui n’est pas trop lisible.

Entrechats présente un monde proche de celui dans lequel nous vivons dans ce qui semble être une ville ressemblant à celles de l’Afrique du nord, en particulier l’Egypte et le Sahara.

En plus de bien écrire, Cécile Duquenne réinvente le monde tout en étant très d’actualité. Ceux qui sont encore traditionnaliste proche de la magie et des croyances des dieux et ceux qui acceptent les nouvelles technologies venues des pays du nord.

Le point de départ est la découverte d’un corps bien particulier puisque c’est celui d’un Sphinx, animal légendaire. Les découvertes que cela amène pourrait bien changer le monde.
Mais là, c’est surtout, Khephren, encore étudiant qui voit son rêve se réaliser de découvrir ces prestigieux animaux.

Très rapidement, on remarque que la population s’ait, à une échelle bien différente, utiliser la magie, les policiers ont des moyens de transports spéciaux (je vous laisse découvrir) et bien d’autres surprises.

Je n’ai pas vraiment ressenti un personnage principal. Ils ont vraiment tous une grande place dans les évènements qui vont avoir lieu. Que ce soit Kephren qui va subir un drame des plus odieux, Khenti, la reine des Sphinx, Meskhenet qui mène l’enquête qui a lieu dans l’histoire ou même Nefertari, la puissante magicienne qui s’y croit trop (j’ai failli la détester…). Chacun est tellement bien travaillé qu’il a une place primordiale dans le roman.

J’ai peut-être trouvé, après coup, quelques longueurs lors du voyage vers le monde où vivent les (anciens) dieux. Soit…

Une très belle œuvre dans un mix des genres entre le policier, la mythologie et le fantastique.

Pour une auteure si jeune, on ne peut que l’encourager à continuer dans la voie de l’écriture !

Anthologie, Or et Sang

27 Août

J’ai profité d’un tour vers Paris pour piquer des livres à Alexiel. Je me suis dit que ce recueil avec 16 nouvelles serait parfait pour connaître de nouvelles plumes et des histoires merveilleuses.

L’Anthologie Or et Sang paru dans la maison d’édition du Petit Caveau qui cible les histoires vampiriques.

Je ne vais pas commenter chaque nouvelle mais parler un peu de mes préférées.
Bien que le thème soit « l’or et le sang », chaque écrivain nous emmène dans des endroits bien différents par rapport aux autres, un château français, une mine, les rues de Los Angeles, etc.

Chacune ont des histoires très diverses, et si parfois, j’en ai trouvé certaines très mièvres ou trop de descriptions pour de si courtes nouvelles, d’autres m’ont subjugué par leur originalité.

Déjà, « Le transformateur » de Franck Ferric m’a énormément plût, m’a étonné du tout au tout. Un réel plaisir à lire et à se faire surprendre !
Du coup, je sais que ma prochaine lecture, sera son roman « La loi du désert » paru aux éditions du Riez.

« Confessions nocturnes » de Stephane Soutoul était un très beau texte, très doux, rempli de douleur des propos du protagoniste. Et sans doute l’une des rares histoires du roman où la femme est, si pas l’héroïne, la première personne concernée.

Cecile Duquenne m’a réellement captivée avec « Les deux orfèvres ». Un marché entre un orfèvre et un vampire, à la recherche de son âme. Une histoire rondement menée !

Pour une première publication, d’une de ses nouvelles, Gwenaelle Durand, nous offre un vampire, tueur à gage à la solde du Premier dans « Ombres et Or« . Le seul bémol ? J’aimerais qu’il y ait une suite qui redonne vie à Léthé.

Puis palme d’or à l’humour de Lucile Garrigoux et sa nouvelle « Mercenaires, Larmes divines et ex-petites amies rancunières ». Humour fracassant !

Petit dernier mais non des moindres, Henri Bé propose «Or, sang, soleil »,  une petite vengeance finale…

La couverture quant à elle, bien que jolie, a droit à un visage trop lisse… et complètement rouge, comme si la personne s’était pris un coup de soleil. Un problème d’imprimerie au vue du site internet de l’illustratrice, Véronique Thomas. [cfr photo ci-dessus, de bien meilleure qualité]

Vu le thème, il arrive que certaine nouvelle se dirige dans le même sens… et au final, se contredise l’une et l’autre. Ce n’est pas grave mais quand elles se suivent, ça fait bizarre.

Voilà donc un recueil avec du bons, du très bons et du mauvais (enfait une seule que j’ai eu beaucoup de mal). En tout cas, il permet de se faire une idée sur certains auteurs et peut-être de les suivre dans leur parcours.

On retrouve comme auteurs ; Bettina Nordet, Franck Ferric, André Samie, Lia Vilorë, Stéphane Soutoul, David Osmay, Cecile Duquenne, Line D Rey, Elodie Lemaire, Elie Darco,  Gwenaelle Durand, Audrey Herreman, Aurélie Wellenstein, Alazaïs Clénié, Lucile Garrigoux,  Henri Bé.