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Les enfants de la liberté de Marc Levy

30 Juil

On est tous l’étranger de quelqu’un.

Jeannot,
Tu leur diras de raconter notre histoire, dans leur monde libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable de se soumette au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande salope aime l’amour des hommes, et que toujours elle échappera à ceux qui veulent l’emprisonner, qu’elle ira toujours donner la victoire à celui qui la respecte sans jamais espérer, la garder sans son lit. Dis-leur Jeannot, dis-leu de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à eux, ceux de leur époque. les miens ne son faits que des accents de mon pays, du sang que j’ai dans la bouche et sur les mains.

Huit ans sans lire un livre de Marc Levy *s’applaudit*. J’avais pourtant adoré « Sept jours pour une éternité… ».

Les enfants de la liberté, c’est une histoire émouvante, d’un jeune déporté juif qui s’est battu pour survivre avec ces amis, la résistance.

Le livre est divisé en trois parties :

Les débuts et les évènements de la Brigade (les résistants de Toulouse) et de Jeannot (celui qui raconte),

la deuxième lorsqu’une partie de la Brigade se retrouve à la prison Saint-Michel

et finalement, la fin de la guerre arrivant, les allemands prenant peurs fuient mais embarquent ces prisonniers dans un voyage infernal vers les camps de concentration.

Si, j’ai apprécié la première partie de voir comment se déroulait la résistance, comment ces jeunes vivaient, leur peur, leur secret, les actions contre les allemands qu’ils menaient, etc. Parfois, c’était une partie pesante et lourde en description sans intérêt. De plus, il y a énormément de personnages qui s’entrecroisent. Pas toujours facile de remettre un visage sur chacun.

Bien que plus légère dans la narration, la seconde partie dans la prison montre à sa façon comment les prisonniers (aussi bien, juifs, espagnols ou français) tentaient de se faire voir et entendre à leur manière.

La dernière partie, dans les wagons montrent les derniers retranchements, l’envie de liberté qui est au bout des doigts et tenter de l’atteindre.

Je n’ai certainement pas lu la moitié de ce que Marc Lévy a sorti mais je me rends bien compte qu’ici, il a changé de bord dans sa façon d’écrire, rien de fantastique, juste des faits atroces à ne jamais oublier. Un hommage en même temps à son père et à sa vie en tant que résistant.

Courtney Love de Poppy Z. Brite

7 Nov

C’est fou ce que l’on peut acheter à la vue d’un nom d’auteur. J’aime beaucoup le style et les romans de Poppy Z. Brite et s’il y a bien une chose qui clochait dans sa bibliographie, c’était qu’elle avait écrit une biographie de Courtney Love. D’ailleurs, je n’aurais jamais pensé la lire un jour. Mais à 0,50€ le roman, je n’ai pas à faire ma fine bouche.

Je ne connais de Courtney Love que ses déboires relatés par les médias, alcool, drogue, anorexie, boulimie et… femme de Kurt Cobain.
Un peu simpliste et idées reçues.

Poppy Z. Brite et Courtney Love sont de très bonnes amies à la base. On retrouve des souvenirs que Courtney a raconté, des anecdotes de ses proches amis, de sa famille, mais également des interviews et des propos de journalistes.

Au milieu du roman, un petit livret avec quelques photos de la Miss en question.

L’écriture est limpide, il est facile de suivre les déboires de Courtney, des gens qui l’entouraient et qui l’ont aidé dans sa descente aux enfers (son biodad – père biologique, en premier lieu).

On ne peut que sourire à ses souvenirs où elle a rencontré pour la première fois Kurt Cobain (qui s’est finit en bagarre). C’est une partie qui pour moi était la plus intéressante car j’arrivais à mettre des visages.
On y retrouve aussi Billy Pumpkin (Billy Corgan de Smashing Pumpkins), Michael Stipe (REM), Drew Barrymore, etc.
Elle a côtoyé des noms qui devinrent connu par la suite.

Le milieu de la musique est dépeint ici dans un de ses pires moments.

Mais toute son histoire est bourré d’alcool, de drogues et de voyages (Elle ira faire trip teaseuse au Japon ou des îles dites paradisiaque).

Le livre se finit vers 1997, une période bien paisible pour Courtney. Je ne peux que me demander si une déchéance est revenue par après.

J’ai toujours pris plaisir à lire des biographies et celle-ci ne m’a pas posé de problèmes. C’est agréable à lire et il peut surprendre par certain évènement.