Les contes de la fée verte de Poppy Z. Brite

2 Juin

Les bayous recèlent de bien terribles secrets. En douze nouvelles, poétiques et vénéneuses, gothiques et romantiques, Poppy Z. Brite nous convie à participer à un voyage sans retour où un fantôme se lie avec une strip-teaseuse, où deux siamois refusent d’être séparés, où deux amants explorent les limites de leur passion… Même les deux crochets par New York et Calcutta (où « cinq millions de personnes semblent déjà mortes – pourraient tout aussi bien l’être – et où cinq autres millions aimeraient bien mourir. »), ne sauraient retenir longtemps les monstres, les paumés et les amants de cette Nouvelle-Orléans méphitique, torride, avide d’amour et de sang.

Wormwood/Swamp Fœtus est un recueil de douze nouvelles de Poppy (écrites fin des années 80 à début des années 90).

Tout de même, on retrouve bien sa plume dans ces nouvelles comme par exemple, la mise en scène en Louisiane avec ses marais mais aussi ses domaines privilégiés tels que le culte du vaudou, l’homosexualité, les atrocités humaines, l’hémoglobine, les entrailles, la perversité, le gore dans son excellence… enfin, tout ce qui peut déranger l’esprit et nous montre des horreurs.

Les textes sont assez inégaux, j’ai certainement plus accroché à certains que d’autres… deux nouvelles en particulier sont pour moi des poids mort : « Traces de pas dans l’eau » et « Cendres du souvenir, poussière du désir ». Si la première peut se rattraper par son final ou la seconde (et la dernière du volume) reste une énigme pour moi (une histoire sur l’avortement).

Pourtant la première nouvelle « Ange » m’emmenait directement dans le monde de Poppy Z. Brite ; deux jeunes gens, Steve et Ghost, un peu marginaux tombe en panne, trouve refuge dans une famille où on retrouve des jumeaux/siamois qu’on a séparé à la naissance. L’atmosphère et les personnages étaient touchants et dérangeants.
L’auteure devait apprécier ces personnages puisqu’elle écrit une autre nouvelle sur la suite de leur voyage « Prise de tête à New-York ». Ces deux protagonistes sont d’ailleurs dans le roman « Lost Souls » si leur personnalité n’est pas très étoffée dans ces nouvelles, c’est toujours agréable de les retrouver.

Comme toujours Poppy Z. Brite n’a pas peur des morts. Elle touche le fil de la sensibilité que l’on a en chacun de nous dans ses douze nouvelles. A lire pour la découvrir si ce n’est déjà fait.

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2 Réponses to “Les contes de la fée verte de Poppy Z. Brite”

  1. Ankya 3 juin 2011 à 14:09 #

    J’ai lu deux livres de Poppy Z. Brite et j’aime beaucoup son style. Mon prochain sera je pense La belle rouge, qui est la suite d’Alcool, un très bon livre « policier » dans le milieu de la restauration.

    • endorphinage 3 juin 2011 à 19:20 #

      j’aimerais bien trouver cette série « alcool » en deuxième main… XD

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